Impossible de ne pas s’en rendre compte, pour tout qui est passé par Namur dimanche et notamment aux alentours du Grognon. L’engouement autour du Namuraid, ce triathlon si particulier qui allie course à pied, kayak et VTT, suscite l’intérêt au point que les inscriptions étaient clôturées en dix jours, bien avant le départ. L’autre particularité, c’est que cette organisation s’adresse autant aux amateurs qu’aux chevronnés comme les Namurois Florian Badoux et Corentin Nicolas, les vainqueurs qui ont bouclé le parcours en 1h53.02 après 7 km de jogging en 24’57, 5 km de kayak en 28’34 et 24 km en VTT en 59’31, leur juge de paix en quelque sorte.

«C’est la troisième fois que je participe au Namuraid. J’ai fait du basket pendant 18 ans, pratiquement à temps plein. À 25 ans, j’ai envie de me lancer dans d’autres projets. Comme j’ai toujours aimé le VTT, je me suis tourné vers le triathlon. J’y ai pris goût et, avec une dizaine de copains, nous avons créé un club, le Tri4Us. Mais c’est plutôt une équipe qu’un club, confie le professeur d’éducation physique, Florian Badoux. Et c’est vrai qu’avec le raid, le VTT est une épreuve qui nous colle à la peau. D’ailleurs, le podium de ce dimanche, c’est six copains. On se connaît, on peut s’entraîner ensemble, on se taquine avant la course…»

L’Alpe d’Huez au programme

Toutefois, à côté des cadors de l’épreuve, il y a aussi toute cette foule d’amateurs venue chercher un bon délassement et pour qui le chrono est anecdotique. «Mais c’est un événement populaire sportif. Et le mot populaire prend tout son sens car tout le monde, avec un minimum d’entraînements, peut y participer. Sur les 550 équipes, une vingtaine de duos peuvent le gagner, beaucoup y viennent pour l’amusement, pour le charme de l’épreuve, pour sa localisation.»

Pour l’amusement mais le parcours propose quelques relances difficiles. «En effet, la première difficulté apparaît déjà après un kilomètre à pied le long de la Sambre avec la montée de la citadelle. Il faut alors redescendre vers la Meuse pour prendre le kayak. L’autre difficulté, c’est que les jambes ne bougent plus pendant une demi-heure et qu’il faut alors enfourcher le vélo pour 25 km vers Malonne et la citadelle dans la caillasse et avec un dénivelé important», ajoute celui qui participe la semaine prochaine à un triathlon de l’X-Terra à Xonrupt-Longemer, près de Gérardmer dans les Vosges (1 500 m de natation, 34 km de VTT, 10 km de trail) et qui se prépare aussi à un demi-ironman à l’Alpe d’Huez le 24 juillet. «Le Namuraid, c’était une bonne préparation!»